L’œil de la rédaction : Parcs d’attractions, jeux vidéo et e-sport – l’ambitieux pari de l’Arabie saoudite

découvrez comment l'arabie saoudite mise sur les parcs d’attractions, les jeux vidéo et l’e-sport pour diversifier son économie et s'imposer comme un acteur majeur du divertissement.

L’Arabie saoudite s’apprête à frapper fort dans l’industrie du divertissement. Un parc d’attractions dédié à Dragon Ball pourrait voir le jour à moins de 100 km de Disneyland Paris. Le royaume mise aussi sur les jeux vidéo et l’e-sport pour asseoir son influence. Objectif : diversifier son économie au-delà du pétrole. Mais à quel prix ?

Un parc Dragon Ball aux portes de Paris : le défi lancé à Mickey

Selon plusieurs médias, l’annonce officielle pourrait tomber fin août, après des réunions entre les autorités saoudiennes et l’Élysée. Le projet prévoit un parc d’attractions sur l’univers du célèbre manga japonais. De quoi attirer les fans franciliens et concurrencer sérieusement Disneyland Paris.

Ce choix n’a rien d’anecdotique. En ciblant Dragon Ball, le royaume touche une génération entière qui a grandi avec Son Goku et ses amis. Le parc comptera des expériences immersives basées sur les combats et les transformations emblématiques de la série. Une manière de transformer un imaginaire collectif en destination touristique.

L'Arabie saoudite à la conquête du divertissement
  1. 2022

    Création de Savvy Games Group, filiale du fonds souverain PIF, pour centraliser les investissements dans le jeu vidéo.

  2. 2024

    Lancement de l'Esports World Cup à Riyad, compétition internationale créée par l'Arabie saoudite.

  3. 2025

    Annonce d'un parc Dragon Ball dans la mégapole de Qiddiya, près de Riyad.

  4. Courant 2025

    Finalisation du rachat d'Electronic Arts pour 55 milliards de dollars.

  5. 2026

    L'Esports World Cup est délocalisée à Paris, avec une finale le 23 août.

  6. 2027

    Préparation des Jeux olympiques de l'e-sport, déjà attribués au royaume.

Qiddiya, le mégaprojet de divertissement près de Riyad

Ce futur parc français ne serait pas une première. En Arabie saoudite, la ville de Qiddiya accueille déjà un immense chantier dédié au divertissement. Un espace sur le thème de Dragon Ball y est annoncé. Le site comprendra aussi des attractions inspirées d’autres grandes licences du jeu vidéo et du cinéma.

Derrière ces projets, le fonds souverain PIF joue le rôle de moteur. Sa filiale Savvy Games Group, créée en 2022, centralise les investissements dans le jeu vidéo. L’objectif affiché : faire du royaume un acteur incontournable du secteur. Le tourisme et la technologie forment les deux piliers de cette nouvelle stratégie économique.

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Le divertissement ne se limite pas aux parcs. L’Arabie saoudite s’attaque aussi au secteur du jeu vidéo dans sa globalité.

55 milliards pour Electronic Arts : le jeu vidéo sous pavillon saoudien

Le géant américain Electronic Arts, derrière des titres comme EA Sports FC, Battlefield ou Les Sims, est passé sous contrôle saoudien. Le rachat a été finalisé pour 55 milliards de dollars. Une opération menée par Savvy Games Group, appuyé par le PIF. Le prince héritier Mohammed Ben Salman, grand amateur de pop culture, semble avoir pris un malin plaisir à conclure cet accord. Simple caprice ? Pas vraiment.

Avec cette acquisition, le royaume met la main sur des studios de développement, des licences à forte valeur et des technologies de pointe. C’est l’un des plus gros rachats de l’histoire du jeu vidéo. L’Arabie saoudite ne compte pas s’arrêter là. Elle a déjà accueilli la Coupe du monde d’e-sport et prépare les Jeux olympiques de l’e-sport en 2027.

Le volet e-sport, lui, s’installe en France avec un événement très attendu.

Esports World Cup 2026 : Paris sur le devant de la scène, mais non sans polémique

L’Esports World Cup, créée par l’Arabie saoudite en 2024, devait se tenir à Riyad cette année. En raison de l’instabilité géopolitique, elle a été délocalisée à Paris. La cérémonie d’ouverture, marquée par un concert d’Aya Nakamura, a lancé l’événement. La finale est prévue le 23 août.

Ce choix fait grincer des dents dans le milieu français de l’e-sport. Cette alliance est-elle vraiment compatible avec les valeurs du gaming ? Plusieurs acteurs en doutent. Ils dénoncent une contradiction avec la situation des droits humains en Arabie saoudite. Le royaume affiche pourtant des progrès, notamment sur l’émancipation des femmes. Mais les critiques persistent, surtout sur la liberté d’expression.

🎥🐉 Un parc d'attractions Dragon Ball en Arabie Saoudite

L’argent investi dans ce tournoi s’inscrit dans une stratégie plus vaste de diversification économique.

Soft power et diversification : le double pari de l’Arabie saoudite

Derrière ces annonces spectaculaires, le royaume poursuit un objectif simple : réduire sa dépendance au pétrole. Le PIF investit massivement dans le tourisme, le divertissement, la technologie et le sport. L’objectif est de préparer l'après-pétrole. Les recettes issues des loisirs doivent compenser les fluctuations des cours du brut.

En rachetant des symboles de la culture populaire, l’Arabie saoudite cherche à modifier son image à l’international. Cette stratégie de respectabilité fait débat. Selon Amnesty International, le pays a enregistré 256 exécutions en 2025. La liberté d’expression reste très encadrée. Les droits des femmes progressent, mais des restrictions demeurent.

Le royaume mise sur les compétitions numériques pour attirer jeunes et investisseurs. L’EWC et les futurs Jeux olympiques de l'e-sport placent le pays au cœur d’un écosystème mondial. Pendant ce temps, parcs d’attractions et jeux vidéo deviennent des outils d’influence culturelle. Une manière de peser dans le soft power mondial.

Les investissements clés de l’Arabie saoudite dans le divertissement

  • 🎢 Parc d’attractions Dragon Ball à Qiddiya et projet à moins de 100 km de Paris
  • 🎮 Rachat d’Electronic Arts pour 55 milliards de dollars
  • 🏆 Esports World Cup et Jeux olympiques de l’e-sport 2027
  • 🎬 Participation dans des studios de jeux et des sociétés de production
  • 🏨 Acquisition d’hôtels et de complexes touristiques de luxe

Les questions qu'on se pose en secret

Le parc Dragon Ball va vraiment sortir de terre près de Paris ?

Les discussions sont en cours, et une annonce pourrait tomber fin août. Rien n'est officiel pour l'instant, mais les deux parties se rencontrent déjà. Ça bouge sérieusement.

C'est quoi le lien entre l'Arabie saoudite et Electronic Arts ?

Le fonds souverain saoudien, via Savvy Games Group, a racheté le studio pour 55 milliards de dollars. EA reste une entreprise américaine, mais les Saoudiens possèdent la maison mère. Une mainmise qui interroge.

Pourquoi l'Esports World Cup se joue à Paris et pas à Riyad ?

L'instabilité géopolitique de la région a poussé les organisateurs à délocaliser. Paris a récupéré l'événement, avec une finale prévue le 23 août. La polémique, elle, n'a pas changé d'adresse.

Est-ce que l'argent saoudien est un problème pour l'e-sport ?

Tout dépend de ton regard sur les droits humains. Certains y voient une chance pour le milieu, d'autres une contradiction. Le débat reste ouvert, et il est loin d'être tranché.

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3 commentaires

  1. Intéressant comme move stratégique. Dragon Ball pour concurrencer Disney, faut oser. Reste à voir la data de fréquentation.

  2. Merci Mathieu. Derrière l’effet nostalgie, c’est un calcul data-driven intelligent. Reste à voir si la fréquentation suivra.

  3. Cibler Son Goku plutôt que Mickey, c’est joué. Maintenant, place aux chiffres de fréquentation.

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